En 1974 une épidémie de fièvre aphteuse se déclara en Bretagne dans une centaine de foyers. Alors que la fièvre aphteuse pouvait être soignée naturellement notamment par l’ajout de chlorure de magnésium dans l’alimentation, les autorités sanitaires ont ordonné l’abattage de plus de 35 000 animaux (30 000 porcs, 4 500 bovins et 700 ovins et caprins). L’épidémie s’étendit ensuite à la Normandie (3 000 animaux furent abattus répartis sur 21 foyers). En 1981, ce fut le tour des Côtes-d’Armor et de la Manche (10 000 animaux abattus).
Le Finistère, seul département de l’Ouest à n’être pas soumis à l’obligation vaccinale, fut épargné. À la suite de la politique adoptée par le Conseil des ministres de l’agriculture des 25 et 26 juin 1990[13] la vaccination antiaphteuse fut interdite chez toutes les espèces animales par l’arrêté interministériel du 29 mars 1991.