Expérience avec l’alimentation vivante

Progression vers l'alimentation saine

Au début des années 70, j’ai rejeté l’alimentation classique pour me tourner vers une alimentation plus saine provenant essentiellement de l’agriculture biologique.

Au départ ce fut une alimentation végétalienne comme le préconisait Henri-Charles Geffroy fondateur de « La vie claire ». Ce mode d’alimentation trop riche en céréales, risque de provoquer des carences par manque de protéines. Ce problème est toutefois variable selon chaque individu.

Au bout de deux ans, j’ai réintroduis des œufs en élevant de la volaille. Parfois même, je mangeais un peu de viande (coqs en surnombre). J’ai aussi repris du fromage et autres produits laitiers pendant quelques années, puis j’ai totalement éliminé ces « vacheries » de mon alimentation.

Depuis 6 ou 7 ans environ, j’ai progressivement supprimé les céréales à gluten, et par la suite, réduit la quantité de toutes les céréales. En 2007, j’ai carrément supprimé les céréales pour aboutir à une alimentation crue.

 Vers le cru, sans forcer

Ce cheminement vers le cru s’est effectué naturellement, sans rien forcer. Lorsque l’on adopte ce type d’alimentation, on ne doit pas se sentir frustré. D’ailleurs, il est préférable de faire de temps en temps un écart alimentaire plutôt que d’endurer frustration et lassitude. Il est important d’être à l’écoute de son corps et de sentir ses besoins.

Personnellement, je n’ai plus aucune appétence pour les aliments dénaturés par la cuisson ou ne convenant pas à l’organisme et j’en suis étonné.

Manger cru aide à atteindre la satiété plus rapidement tout en se sentant léger après le repas. Les aliments vivants sont plus nutritifs.

 Rajeunissement

Avec ce type d’alimentation, on acquière une grande forme physique. Ainsi, je peux fournir des efforts physiques prolongés sans être fatigué ou sentir des douleurs par la suite. Les bienfaits de l’alimentation vivante sont nombreux. Une alimentation vivante permet de restaurer durablement la santé de personnes malades Même ceux qui souffrent de pathologies réputées incurables, voient leur état s’améliorer.

 Le besoin du cru

Le cru conserve la valeur nutritive des aliments. Toute cuisson modifie leur composition chimique. Elle détruit en partie vitamines et minéraux et particulièrement les précieux enzymes contenus dans les aliments vivants. Ces enzymes, nécessaires à la digestion des aliments, sont détruits par une température dépassant les 45°C. environ. Ils apportent l’énergie et la vie. Ils contribuent à conserver l'équilibre de notre métabolisme.

L'absence de ces enzymes entraîne un surcroît de travail de l’organisme et donc une plus grande dépense énergétique.

L’alimentation crue permet d’éviter le phénomène appelé « leucocytose digestive » par Paul Kouchakoff. Selon lui, l’organisme reconnaîtrait les aliments cuits comme étant des envahisseurs nocifs. Le système immunitaire enverrait donc ses globules blancs combattre ces aliments. Ce phénomène se produit plus particulièrement lors de la consommation d’aliments frits, trop grillés voire carbonisés générant des substances toxiques comme les molécules de Maillard.

Ces aliments cuisinés génèrent donc des substances qui vont s’accumuler dans l’organisme et, à la longue, vont finir par l’intoxiquer et le rendre malade l'alimentation vivante, en apportant majoritairement des aliments à composante alcaline, favorise un meilleur équilibre acido-basique du corps.

 Des mets agréables.

L’alimentation crue se compose essentiellement de fruits et légumes biologiques ainsi que divers fruits oléagineux, graines germées, des algues, etc. Les jus de fruits et légumes doivent être fraîchement extraits.

Les fruits oléagineux peuvent être pré-germés. Après un trempage de 24 heures environ, les diverses noix et graines oléagineuses, entament une pré-germination. Les enzymes s'activent et rendent ces derniers plus digestes.

Manger cru n’est pas forcément triste, austère ou sans plaisir gustatif.

Les plats crus peuvent être agrémentés à l’aide d’assaisonnements et de sauces variés, de mélanges colorés, de macérations.

Pour manger cru, il convient d’avoir à notre disposition des aliments de qualité et de grande fraîcheur. L’idéal serait d’avoir son jardin et son verger.

 La question des protéines

Les végétaliens trouvent des protéines végétales concentrés dans les algues comme la spiruline et dans une moindre mesure dans les graines de chanvre, graines germées et les oléagineux.

Pour les non végétaliens, l’œuf contient les acides aminés essentiels. Toutefois, l’excès de blanc cru est à éviter. Le poisson macéré au citron, sel et ail (de préférence sardine atlantique) peut, de temps à autre, accompagner les crudités et dans une moindre mesure, les fruits de mer, poisson ou viande séchée.

 Intolérance au cru

Les fruits peuvent prendre une large place dans l’alimentation uniquement s’ils ont mûri dans de bonnes conditions (article « La qualité des fruits en question »)

Les fruits et légumes crus sont souvent mal tolérés lorsque les intestins sont encrassés par un excès de gluten ou délabrés par une alimentation contenant trop de sucres, graisses cuites etc.

Les intestins ont la faculté de se régénérer par le jeûne, en réduisant sucres, graisses cuites et céréales. Il ne faut pas oublier que le stress, les émotions négatives influencent l’état de nos intestins et le corps tout entier.

La santé totale

L’alimentation crue ne protège pas de tous les problèmes de santé si nous si sommes parasités par des problèmes d’ordre émotionnel qui nous enferment dans la négativité.

Le bien être intérieur est le meilleur des guérisseurs.

Cet article est également disponible en : Anglais

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