Espérance de vie et longévité

statisD’après les statistiques, l’espérance de vie aurait doublé dans les pays développés ces deux derniers siècles. Le nombre de personnes âgées ne cesse d’augmenter. Le Japon tient la tête du classement avec une espérance de vie moyenne de 85 ans, mais de nombreux pays sur tous les continents détiennent une espérance de vie supérieure à 80 ans.

En réalité, notre potentiel de vie devrait nous amener bien au-delà, notre corps étant construit pour vivre au moins 120 ans. L’accroissement de l’espérance de vie est un instrument de propagande pour nous endormir en toute confiance, nous faire croire aveuglément à la médecine et tout ce qui s’appelle « progrès » technologiques.

L’accroissement de l’espérance de vie est actuellement devenu un argument politique pour retarder l’âge de la retraite. De multiples facteurs sont à l’origine de l’évolution de notre espérance de vie. Cette évolution serait en grande partie liée au progrès médical. S’il est indéniable que la médecine peut, dans certaine situation, sauver des vies, d’autres pratiques médicales sont à l’origine de décès précoces. Si l’on regarde de près, contrairement à une idée reçue bien ancrée, la médecine s’acharne à nous faire mourir plus tôt.

Les maladies, pour la plupart, sont des processus vitaux visant à rétablir un équilibre perdu. La maladie est donc un phénomène intelligent malheureusement totalement incompris par la médecine. S’acharner à combattre des symptômes n’entrainent que perte de vitalité et mort précoce.

L’organisme vivant a le pouvoir de rétablir la santé si on lui donne les moyens et ces moyens ne passent pas par la chimie ou le bistouri. Notre capacité à nous maintenir en bonne santé ou de nous rétablir est liée à cette énergie intelligente qui a construit le corps depuis la conception jusqu’à l’âge adulte.

Le progrès médical restera un leurre tant qu’il ne comprendra pas le sens de la maladie et ne prendra pas en considération l’énergie vitale qui anime le corps. La médecine est impuissante face aux maladies de dégénérescence liées aux conditions de vie ou aux tares qu’elle génère trop souvent elle-même. Les peuples jouissants d’une grande longévité dans différents endroits du monde étaient souvent très isolés et n’avaient pas recourt à la médecine.

Statistiques : sur quelles données se base les statisticiens ?

On peut faire dire un peu tout et n'importe quoi aux statistiques. Jusqu’au début du 20ème siècle, l'accroissement de l’espérance de vie était notamment dû à la baisse de la mortalité infantile. Ce qui voudrait dire que si par le passé un nouveau né mourrait et que deux autres atteignaient l’âge de 70 ans, la moyenne statistique de longévité est de 46 ans et demi. Sur quoi s’appuient les statistiques lorsqu’elles se base sur des périodes où n’existait pas de fichiers d’état civil ? Il se peut que, parmi les grandes civilisations qui nous avaient précédés, certaines jouissaient d’une espérance de vie supérieure à la notre.

D’autre part, l’histoire de l’humanité est remplie de guerres, de massacres avec leurs cortèges de souffrances, de famines. Les épidémies qui faisaient suite à ces périodes troublées augmentaient considérablement la mortalité.

Si l’on prend pour exemple la guerre de trente ans qui a principalement touché l’Europe centrale au 16ème siècle, cette guerre de religion a, fait disparaître dans certaines contrées, comme en Alsace jusqu’à 65% de la population. Les soldats mercenaires se sont transformés en brigands qui, en plus des multiples massacres perpétrés sur la population, se livraient à des pillages incessants en volant les biens et les récoltes des paysans. La population, subissant des exactions en tout genre, vivait constamment dans la terreur et les épidémies liées aux famines faisaient ravages. Dans ce genre de situation, le potentiel de vie est donc considérablement réduit.

Facteurs à l’origine de l’augmentation de la longévité

Au début du 20ème siècle l’augmentation de l’âge moyen de vie est favorisée par les avancées du niveau de vie, de l’hygiène et de l'alimentation.

Représentons-nous la misère des classes ouvrières au 18ème et début du 19ème siècle.

Le salaire des ouvriers étant insuffisant, les femmes et même les enfants dès l'âge de huit ans, étaient soumis à des travaux pénibles dans les usines et les mines.

"Il faut les voir arriver chaque matin en ville, et en partir chaque soir. Il y a parmi eux une multitude de femmes pâles, maigres, marchant pieds nus dans la boue....et un nombre considérable de jeunes enfants non moins sales, non moins hâve ,couverts de haillons tous gras de l’huile des métiers."          Dr VILLERMÉ en 1840     

Leur salaire leur permettant tout juste de survivre, ces miséreux consommaient principalement du pain et des pommes de terre Les fruits et légumes étaient considérés comme peu nourrissants. L’alcool faisait des ravages chez ces opprimés qui subissaient leur condition de vie avec résignation.

"On rencontre dans les quartiers ouvriers, le samedi soir, après la paie, des silhouettes titubantes, révélatrices de ces alcoolismes, fléau des classes populaires. On côtoie des femmes au corps trop tôt flétri, ouvrières des filatures, herscheuses, paysannes toutes vouées aux travaux pénibles, aux maternités nombreuses…                                                                      "  Max GALLO "Le grand JAURÈS "

Par manque de moyens, les familles s’entassaient dans des taudis insalubres, sans eau courante, presque sans fenêtre et ceci dans une horrible promiscuité.

Parmi ces enfants, travaillant au fond des mines ou en usine dans des conditions insalubres, brimés avec, de surcroit, une nourriture carencée, il n’est pas étonnant que sévissait une importante mortalité par tuberculose ou autres maladies infectieuses.

«... un travail terrible qui use» Le vieil ouvrier, le malade, l'accidenté n'ont pas de protection. La durée du travail dépasse quatorze heures, et les salaires permettent à peine de se nourrir."                                                                        Jules VERNE

En 1884, l'existence légale des syndicats est reconnue en France mais il faudra encore de longues années de lutte pour que la condition ouvrière s’améliore. Ce n’est qu’en 1906 qu’une journée de repos par semaine est octroyée. C’est grâce à des ouvriers et ouvrières qui se sont battus dans des conditions parfois extrêmement difficiles, que les conditions de travail et de vie se sont améliorées et ont, avec les progrès de l’hygiène, permis à l’espérance de vie de progresser.

Aujourd’hui, même s’ils sont parfois pollués par la chimie, nous avons des fruits et légumes frais à disposition toute l’année grâce aux moyens de transports modernes. La consommation de fruits et légumes crus a considérablement augmenté. Entre le 16ème et le début du 19ème siècle (mini glaciation) nos contrées connaissaient des hivers extrêmement rigoureux et, parfois, les gelées printanières anéantissaient les récoltes de fruits. (Alors qu’autrefois les gens n’avaient d’autre choix que de consommer les fruits et légumes locaux, aujourd’hui nous sommes tombés dans un excès inverse)

Le rôle joué par une nourriture plus riche en vitamine C est énorme. Dès l’année 1947, des expériences, comme celle menée par le Dr.Klenner démontraient qu’une supplémentation en vitamine C évitait le développement des maladies infectieuses, stoppait l’évolution de la poliomyélite, de la gangrène etc. L’enseignement médical ignore et discrédite même cette vitamine qui, sans être une panacée, permettrait un meilleur niveau de santé donc une réduction des dépenses de santé. Comme l’industrie pharmaceutique a besoin de malades pour prospérer ceci ne va pas dans leur intérêt.

Vers une diminution de l’espérance de vie ?

L’augmentation de la durée de vie risque de nous réserver des surprises au cours des prochaines décennies. Contrairement à ce qu'annoncent statisticiens et démographes, la génération actuelle et celles qui vont suivre, vivront nettement moins longtemps, du moins si les pollutions des corps et du mental, la destruction de la nature continuent de la sorte. Il risque même d’y avoir une véritable hécatombe. L’obésité, le diabète, les cancers, maladies cardio-vasculaires atteignent un niveau épidémique dans les pays développés. La malnutrition par la sous alimentation de jadis est aujourd’hui remplacée par une suralimentation avec une nourriture carencée en éléments vitaux et particulièrement toxique. La pollution électromagnétique est devenue omniprésente. Ce nouveau fléau va fortement perturber notre santé et notre longévité. Les maladies neurologiques explosent et les vaccinations, aussi inutiles que dangereuses, en sont les principales responsables.

La surconsommation de médicaments chimiques pour enrayer ou masquer des symptômes bénins est devenue affolante. De même que la manière dont se gave les français en drogues tranquillisantes, euphorisantes etc. montre qu’il règne un satané mal-être. Seul un changement radical de notre mode de vie et de penser peut inverser la situation. Un tel changement sera possible lorsqu’une majorité prendra conscience qu’elle est manipulée par d’invisibles prédateurs et, de ce fait, cessera de se laisser polluer corps et âme.

Rester jeune

Ce qui compte, ce n’est pas de gagner en années mais, avant tout, opter pour une bonne qualité de vie.

Vieillir et devenir impotent, voir « semi-légume » n’a pas de sens. Avancer en âge et rester jeune et en bonne santé en donnant un sens à sa vie, voilà qui est intéressant.

Pour garder un corps en bon état nous devons nécessairement adopter une alimentation vivante, donc majoritairement crue. Cela ne suffit pas car pour être bien dans sa peau il faut cultiver le bien être et la joie intérieure.

Les deux sont importants. Parfois nous voyons des sages orientaux décliner trop vite physiquement et, par ailleurs, certains de nos contemporains pratiquant une alimentation très saine, dépérir du fait qu’ils n’ont pas réglé leurs problèmes émotionnels.

La longévité est liée à notre évolution et à l’élévation de notre niveau de conscience. Plus nous développerons notre capacité de vivre le présent, d’aimer, d’aimer la vie, moins notre corps s’usera.

René BICKEL

Cet article est également disponible en : Anglais

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